je pensais mais je dois mal penser qu'il existait une presse de droite et une presse de gauche mais que nenni!
Remontons dans le temps en ces périodes d'élections européennes, une charte déontologique du Journalisme fut adoptée à Munich en 1971.
Cette charte stipule: " la responsabilité des journalistes vis- à- vis du Public prime toute autre responsabilité, en particulier à l'égard de leurs employeurs et des pouvoirs publics".
Cette déclaration est un des grands principes démocratiques de l'information qui n'est pas l'apanage des journalistes mais un véritable droit des citoyens pour la liberté.
Mais en ces temps troubles du Sarkozisme, il doit être difficile pour certains de résister à l'air du temps...
" le peuple, disait A. Camus, écrivain et journaliste, est une espèce en voie de disparition."
Le futur prix Nobel de littérature confia un jour à sa mère être invité à l'Elysée, celle ci lui répondit " n'y va pas, ce n'est pas pour nous, méfie-toi !"
Autres temps, autres moeurs... je découvre dans le Nouvel Observateur que le Président Sarkozi convie à sa table, pour fêter dignement ces deux années de Présidence, les trois dirigeants du journal
: Jean Daniel, Jacques Julliard, Denis Olivennes qui rendent les honneurs en dressant un portrait des plus flatteurs du personnage élyséen.
Peut être finalement que le peuple a maintenant vraiment disparu...
Dans les jours suivants, on apprenait que par le fait du Prince, Jean-Louis Hess devenait Président de Radio France service public radiophonique de la démocratie! A quoi servent donc les lois
promulguées cet hiver sur les nominations des patrons de l'audio-visuel qui nous ont été vendues comme LA GRANDE AVANCEE DEMOCRATIQUE ? A quoi sert le C.S.A, L'Assemblée Nationale et le
Sénat dans cette affaire?
Je me souviens d'une question posée par David Pujadas à Nicolas Sarkozi:
"Désormais c'est le Président de la République qui nommera ou révoquera les présidents de l'audio-visuel public?"
Réponse très énervée:" C'est faux, factuellement faux, c'est le conseil des Ministres qui statue...
Dont acte, mais alors Philippe Val à France Inter? Ex humoriste du duo célèbre Font et Val des années 1980, devenu directeur de Charlie Hebdo et surtout ami personnel de Mme Carla Bruni
Sarkozi!
Je ne parlerai même pas de TF1, véritable vecteur politique de l'Elysée qui jette hors de ses murs un journaliste qui à titre privé, dans une correspondance personnelle, a osé écrire son désaccord
à la loi Hadopi...
Je ne parlerai pas non plus du silence de cette presse, de l'accord signé avec le Vatican par le Ministre des Affaires Etranges M. Kouchner sur la délivrance de diplômes nationaux, véritable
abandon du principe républicain de laïcité!
Peut être que le Peuple est finalement mort...
Et que penser de la presse régionale lorsque la région Aquitaine présidée par A. Rousset fait l'acquisition de l'ancien lycée agricole de Bergerac pour en faire un IUT de haute technologie
informatique, belle innovation et création pour ce pays du Bergeracois. L'information est allégée au strict minimum, quelques lignes dans la version Sud Ouest de Bergerac, certes on comprend
qu'ayant perdu la Mairie de Bergerac et de Périgueux il ne faille pas gêner M. Darcos Ministre de l'Education Nationale...
"Au train où vont les choses, disait Bouvard, la liberté d'expression se résumera bientôt au droit de dire qu'on est très heureux de ne plus rien pouvoir dire !"
Reveillez vous Gens de Presse, ce black out fait peur, et vos dérives réveillent en nous le souvenir de périodes bien sombres, et ces souvenirs nous font vraiment peur !
Jehan Du Mas de Paysac