EDUCATION: REMPLACER LE BAC PAR LA B.A.C

LE GRAND PLAN SECURITE DU GOUVERNEMENT !

 

REMPLACER LE BAC par LA  B.A.C* !

 

 

                                                           










 


PAROLES PAROLES PAROLES...

Ou comment ressortir le couplet sur l’insécurité pour mobiliser les troupes sur un thème fédérateur LA SECURITE DE NOS ENFANTS !


Après le grand discours de notre Président, analysons les faits :

 

En sept ans, il a fait voter 14 lois, procéder à 116 modifications du code pénal et en dépit de cet activisme législatif confinant à l'intempérance, l'inexorable montée en puissance des délits les plus graves, les 'violences physiques non crapuleuses' ont crû de plus de 46% depuis 2003 !

On ne peut pas remplacer les milliers de postes d'enseignants et de surveillants supprimés par  quelques équipes mobiles d'agents !".

 Les équipes pédagogiques doivent pouvoir mettre en place un dialogue serein avec les élèves et ce sur le long terme, à la condition que celles-ci soient renforcées en terme de moyens". Quant aux banlieues, "une nouvelle fois attaquées", elles "ne sont qu'un prétexte pour cacher un malaise social rampant chez les jeunes, auquel le gouvernement n'apporte aucune réponse.

Il ferait sans doute mieux de se préoccuper de la violence sociale quotidienne qui s'amplifie avec l'accroissement des inégalités !

Réaction du  premier syndicat des personnels de direction de l'Education nationale :

il estime que Nicolas Sarkozy a présenté "un plan de sécurité absolue pour zéro euro".
Parmi les propositions, "fouiller tous les sacs" est "matériellement impossible" et lorsqu'un élève est soupçonné de détenir une arme, "on appelle la police qui vient très vite et procède elle-même à la fouille". "On ne veut pas que l'écart entre la sécurisation et la modestie des moyens concrets soit le prétexte pour rechercher les prochains coupables et dire aux personnels au prochain incident 'mais vous n'avez pas fouillé les sacs".

Avant l'intervention du président, on était déjà au neuvième plan contre la violence depuis 1993". "Il suffit d'identifier les manques et les réponses à apporter. Le manque d'encadrement est la cause première de violence".

Concrètement, "les portiques, c'est impraticable, à moins de réunir les élèves deux heures avant pour passer un par un. Parce que les portables, les clés, la monnaie vont sonner".

 

Réaction de la Police : Synergie second syndicat des officiers de Police :

Avec la diminution constante des effectifs, ces mesures ne sont encore une fois que des effets d’annonce, c’est en pratique totalement irréalisable ‘’

 Il s'interroge sur la "faisabilité des ambitions annoncées", mettant en avant les "exigences de la révision générale des politiques publiques (RGPP)", la politique d'économies de l'Etat, qui se traduira notamment par une "baisse des effectifs".

L’unsa Police 1° syndicat des gardiens de la paix regrette :

qu'au même moment 10.000 emplois de postes de policiers actifs" seront "supprimés" d'ici 2012. Il s'inquiète par ailleurs d'un "transfert de la sécurité de proximité vers les sociétés privées de surveillance et polices municipales…

 

La surenchère ne garantit pas l'efficacité, la dramatisation par le rappel d'un drame en Allemagne n'ajoute rien au sentiment partagé par les Français que la violence est un fléau.

À dix jours de l'élection, pour remobiliser une majorité pas si stable qu'il y paraît, tout en préparant déjà les futures échéances, l'exploitation du thème qui ratisse large ne doit rien au hasard.

 

Notre Président  s'est livré, hier, à un réquisitoire implacable de la politique conduite ces dernière années, dans le domaine de la sécurité.

 

 C'est à se demander qui était ministre de l'Intérieur de 2002 à 2004 et se vantait d'avoir mis en place les moyens financiers et les instruments législatifs d'une priorité absolue donnée à la lutte contre l'insécurité, c'est à se demander encore quel est le président de la République qui a été élu pour " rétablir la loi républicaine et mettre fin à la loi des bandes."…

 

  Attendre la veille d'une élection pour sortir de sa manche une batterie de mesures devenues soudainement indispensables, annoncer des plans de grande ampleur élevés au rang de nouvelles priorités, peut difficilement être interprété autrement que comme une incitation à voter pour les candidats que l'on soutient.

 

 Comme Nicolas Sarkozy est aussi la véritable tête de liste de l'UMP aux européennes, la boucle est bouclée. Nicolas Sarkozy a toujours dit qu'il n'avait pas été élu pour ne rien faire : il tient plus que parole, puisqu'il fait tout."

 

Les sauvageons, les cowboys des cages d'escalier, les taupes du deuxième sous-sol, et les caïds des bandes sont prévenus, super Sarkozy est revenu !

 

Une nouvelle fois hier, Nicolas Sarkozy en a donc rajouté dans son rôle préféré: celui du bon qui, non seulement doit faire mordre la poussière aux méchants, mais qui, en plus, est obligé de bagarrer avec les "angélismes" de ses opposants voire avec l'absence de volontarisme de ses propres troupes à qui il réclame... un énième plan contre la délinquance.

 Grand numéro,  avec trémolos pour les victimes et menaces pour les voyous ! Sauf que, depuis le temps qu'on nous la joue, la scène n'impressionne plus beaucoup. Pas même dans ces quartiers qui devaient être nettoyés au Kärcher...

 

 Mais le but est évidemment ailleurs: une bonne piqûre de rappel à quelques jours d'élections, fussent-elles européennes, n'a jamais fait de mal.

 

OYE, BRAVES GENS DORMEZ TRANQUILLES, SUPER SARKO VEILLE SUR VOUS !

 

 

* LA B.A.C = Brigade anti Criminalité…

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